Alice Miller, abus et maltraitance de l'enfant

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S'interroger sur son psy.
mardi 27 janvier 2009

Bonjour Brigitte,

Le psychiatre psychanalyste avec lequel je travaille actuellement suscite chez moi des interrogations. Je suis allée le voir pour la première fois en 2001, suivi d'un travail de quelques mois, puis j'ai fait appel à lui de façon épisodique dans les années qui ont suivi, lors de moments de crise. Depuis juin 2008 je le vois deux fois par mois, voire une fois par semaine.

J’ai le sentiment de ne pas arriver à le convaincre, malgré tous les ressentis que j’exprime sur mon histoire. Lors de ma dernière séance, j’ai échangé avec lui sur la longue lettre que je nous ai également envoyée la première fois. Je voulais notamment savoir s’il comprenait ma terreur le jour où mon père Dominique a « gobé » l’oreille de ma fille. Il m’a répondu que pour lui deux hypothèses sont possibles à ce jour :

- soit mon père a effectivement abusé de moi sexuellement, d’une façon que je n’ai pas encore découverte ;

- soit mon père avait le désir d’abuser de moi, mais a maintenu ses distances afin de se prémunir de ce désir interdit.

Avant Noël j’ai éprouvé le besoin de me tourner vers un autre thérapeute mais je suis allée voir une femme qui n’a pas répondu à mes attentes. Dès le premier entretien, elle était convaincue que j’avais été abusée sexuellement. J’avais alors eu un flash concernant un morceau de canapé et en a conclu « ça devait se passer au salon ». L’écart était trop grand entre ces deux attitudes.

D’autre part mon psychiatre, dans les moments de crise, a été réellement « secourable » pour moi. Mais tous mes progrès récents, mes rêves et mes « flashs » sont suscités par mes lectures. Son attitude prudente peut-elle être source de blocage chez moi ?

Qu’en pensez-vous ? Merci encore pour votre aide,

Bien cordialement,

Réponse de Brigitte:

S'il vous semble que votre thérapeute ne prend pas au sérieux le récit de votre enfance vous risquez de perdre du temps à vouloir le convaincre. Apparemment votre corps vous indique que cet homme n'est pas la bonne personne pour vous écouter vraiment. Vous pouvez faire confiance à ce que vous ressentez. BO

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