Alice Miller, abus et maltraitance de l'enfant

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Je veux qu'on sache.
Monday 12 January 2009

Bonjour A. M.,

Il y a presque 40 ans, j'ai été abusé sexuellement par mon frère à l'âge de 5 ans, lui en avait 16-17 ans. Je n’ai pas été la seule. Il a d’ailleurs été arrêté par la police pour tentative de viol à cette époque (sans suite). Dernièrement j’avais un doute (et je doute toujours), qu’il est abusé d’une de ces filles et par mes questions détournées, elle m’en à posé d’autres, auxquelles je n’ai pas voulu répondre, mais elle m’en posait sans cesse à chaque fois que l‘on se voyait, et j’ai fini par lui avouer.

Aujourd’hui ces filles me harcèlent, elles me mènent la vie dure. Elles veulent des preuves !
Preuve que je ne peux apporter. Elles m’envoient des mails dans lesquels, elles me traitent de mythomane, d’affabulatrice, de folle qu‘on devrait interner. Tantôt l’une d’elle me dit qu’elle veut me parler, me croit et me démolie la fois d’après. J’ai l’impression que l’on voudrait me démolir psychiquement, afin que mes propos ne soient crédibles. Depuis ce malheureux évènement, je me dis que j’aurai dû me taire. Elles me demandent pourquoi n'avoir pas parler plus tôt ?
Je sais pour avoir compris vos écrits, et les conseils de ma psy, mais ne peux l'expliquer à ces personnes. Elles n’ont pas fait ce travail de thérapie comme moi.
Un de mes frères m'a même dit :
"ça te sert à quoi d'aller voir un psy, apparemment tu ne guérie pas ! Tu tourne en rond, si tu veux je viens avec toi à une séance lui parler"
On me demande de faire comme si rien ne se savait.

Légalement il y a prescription pour moi maintenant, je ne peux rien faire.Mais je voudrais tellement qu’on sache ce qu’il est vraiment pour ne pas qu’il recommence. Qu’on le voit tel qu’il est.Je ne sais plus quoi faire dois-je me contenter de l‘avoir révélé à ma famille uniquement, ou révéler au autorité, pour que d’autres ne soient pas abusés. Est-ce ça la vengeance ? Est-ce bon ?Je n’ai pas envie de détruire tout le travail que j’ai fait en 2 ans de thérapie, mais là je me sens mal, l’impression que mon cerveau est en marmelade bouillonnant, tel une petite fille qui aurait envie qu’on lui prenne la main pour l’aider à traverser.Merci d’avoir pris le temps de me lire

Réponse de Brigitte:

Vous, VOUS SAVEZ que c'est la vérité, c'est suffisant. Vous n'avez pas besoin de perdre votre énergie à vouloir convaincre des personnes qui ne veulent rien savoir et qui se protègent peut être de découvrir qu'elles ont vécu la même chose. BO

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