Alice Miller, abus et maltraitance de l'enfant

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Le prix de la liberté.
Wednesday 26 November 2008

Bonjour Mesdames, Le témoignage "une belle enfance"m'a bouleversé, je suis heureuse de savoir que des personnes respectées et protégées dans leur enfance, ce sentent en pleine empathie,auprès de personnes souffrantes. J'ai connu la situation inverse :à 10 ans alors que j'étais en pension, la mère supérieure m'a demandé d'accompagner un enfant de 4 ans chez lui, avec une amie de mon âge qui ne connaissait pas la ville. Je n'étais jamais allez de ce côté de la ville par ce chemin, pourtant j'ai amené à bon port cet enfant sans qu'il ne pleure un seul instant. Nous avons été poursuivi par un pervers, j'ai ordonné de suite, à mon amie de prendre fermement la main du petit garçon, et de courir avec moi, l'homme a abandonné sa poursuite grâce à l'assurance et l'énergie que j'avais du haut de mes 10 ans. Nous avons traversé la ville d'ouest en est, nous avons fait 7 km pour cela. Mon père nous a récupéré sans un commentaire, il a ramené mon amie en pension, je n'ai jamais eu la moindre allusion de la part de la mère supérieure, aucun remerciement aucune question sur le long trajet de 7 km alors que je n'avais aucune pratique de la circulation en ville, j'habitais la campagne loin de tout.J'ai payé très cher cet exploit, puisque mes parents ont déménagés rapidement après, dans une maison en face la pension, et m'ont abandonné là. Je l'ai compris quand j'ai vu ma soeur (par la fenêtre de la sale d'étude), passer dans la rue. J'ai ressenti une détresse énorme, l'horrible douleur du mépris et de l'abandon. Quand ils sont venu enfin me chercher, quelques jours après je n'ai eu aucune explication. De désespoir j'ai avalé des pommades dans la pharmacie familiale, par ce que je voulais mourir plutôt que de subir leur mépris, l'horreur de leur indifférence à tous, jamais je n'ai ressenti autant détresse. Cela a fait de moi une enfant dyslexique, une adulte dépendante des autres, par ce que mon père à donné le patrimoine (qu'il me gardais depuis toujours) à mon mari, et non comme promis depuis ma naissance à moi seule. Depuis j'ai payé très cher mon divorce, mais je suis libre de voir en face les personnes qui m'aiment comme je suis, et je passe loin de celles qui pourraient abuser de moi, de plus j'aime la vie. Merci de tout mon coeur à vous deux et au témoignage, de cet homme.

Réponse de Brigitte:

En effet vous avez payé très cher le fait d'avoir vu la vérité mais il y a quelque chose dont personne n'a pu vous voler c'est votre liberté d'aujourd'hui et le respect à vous-même et cela n'a pas de prix, BRAVO. BO

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