Alice Miller, abus et maltraitance de l'enfant

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Parler!!
Saturday 04 August 2007

bonjour madame Miller.

Je vous demande quelques conseils. Je souffre d'angoisses inopinées accompagnées de mouvement de panique. Je suis suivie par un psychiatre depuis une bonne dizaine d'années. Vers 21 ans je suis tombée gravement malade. Je suis devenue "psychotique" avec des accès de délires .Depuis quelques années je suis guérie, tout du moins stabilisée. Je sens parfois quand je suis fatiguée que je pourrais rechuter. C'est une appréhension lancinante. J'ai lu et relu vos livres qui m'ont apporté beaucoup. Peut être même que je vous dois l'amélioration de ma santé. J'en suis convaincue. Dernièrement j'ai eu une crise de spasmophilie .Je pense que mes angoisses y sont pour quelque chose. Voilà .Je suis parfois très abattue de voir que m vie n'est pas simple. Je ne savoure pas la vie comme je le devrais. Je souffre encore moralement de mes "incapacités" à être comme tout le monde. Je vis chez mes parents . J'ai 37 ans. Je ne me sentais pas capable jusqu'à maintenant de partir et faire ma vie. Je me sens diminuée face à l'adolescente que j'étais qui n'avait peur de rien. Je voudrais parler de mes ressenties à mes parents ,essayer de déméler l'écheveau de mon enfance avec eux. Je vois bien qu'ils sont affectés de mes faiblesses.
Auront-ils l'écoute nécessaire pour crever l'abscès?.J'ai jusqu'à maintenant voulu faire le deuil de ce qu'aurait du être mes parents. J'ai beaucoup souffert pendant mes années de délires. Je leur tiens rancoeur pour cela. Je suis dans une impasse avec le psychiatre qui me suit. Selon elle mes souffrances passées et actuelles n'ont rien a voir avec l'enfance. J'aurais une faiblesse génétique ou physique. J'ai été une bonne élève acec elle. Je me suis adaptée à la vie de tout les jours.
Pour lui faire plaisir j'exerce une profession dans laquelle je ne me sens pas à ma place du tout. Je fais comme si. Je suis taraudée par des angoisses. Il y a des fois ou je voudrais envoyer tout balader. Et oser dire enfin à quelqu'un ce que j'ai sur le coeur. C'est pourquoi aujourd'hui j'ai enfin voulu vous écrire. Je ne sais plus ce que je dois faire.

AM: Vous dites que vous ne savez pas quoi faire, alors que vous le savez très bien quand vous dites: "oser dire enfin à quelqu'un ce que j'ai sur le coeur". Vous avez bien fait d'avoir écrit. C'est le debut de l'ouverture. Bon continuation.

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