Alice Miller, abus et maltraitance de l'enfant

FAQ: Comment trouver le/la thérapeute qui me conviendra ?

Alice Miller

Adresse de thérapeutes 05/08

DIRE LA VERITE AUX ENFANTS 12/07

Résoudre les séquelles causées par la maltraitance infantile. 09/06

Les Raisons Trouvables 03/06

Les Sentiments de Culpabilité 10/05

Le cas Jessica 09/05

L'indignation, une ouverture pour la thérapie 06/05

Le chemin le plus long - ou que faut-il attendre d'une psychothérapie ? 06/05

Qu'est-ce que la haine ? 05/05

La dépression ou l'art de se leurrer 04/05

"Notre corps ne ment jamais" - un défi 02/05

Des informations trompeuses 01/05

Les origines de la perversion dans l'enfance refoulée 05/04

L'imposture tue l'amour 04/04

Sur l'abus de confiance dans les thérapies 03/04

Le corps et la morale 01/04

A Propos du Pardon 01/03

D'où vient le mal dans le monde et comment se génère-t-il? 06/02

Les racines de l'horreur dans le berceau 01/02

Peut-on faire une thérapie primale comme auto-thérapie? 06/01

A propos de la " résilience " 01/01

Le rôle décisif des témoins lucides dans notre société 12/96

L'indifférence - un produit du déni 01/93

Thomas Gruner

A qui appartient notre conscience ? 10/05

Quelques cadavres dans les placards. 08/05

Frenzy - Enfance, haine et pulsion de meurtre 03/05

Olivier Maurel

Réflexions sur le nouveau livre d'Alice Miller 09/04

Des origines de la violence éducative à l'espoir de sa fin 01/02

Obstacles auxquels doit se préparer le valeureux combattant anti-fessée 04/01

Dangers spécifiques des châtiments corporels 03/01

La Résilience - une notion réconfortante 02/01

Qu'est-ce qui rend les châtiments corporels si destructeurs ? 01/01

Jean Claude Snyders

A propos du nouveau livre d'Alice Miller 09/04

Robert Maggiori

Les quatre cents coups 10/04

Eric de Bellefroid

Laisse donc parler ton corps 11/04

Jacques Trémintin

Notre corps ne ment jamais 12/04

Zaida M. Hall

L'âme assassinée (Soul Murder, 1995) 08/06

J.-F. Grief

Détruits par l'éducation (1984)

par Alice Miller

A propos de la " résilience "
lundi 01 janvier 2001

L'image excellente de l'iceberg, introduite par Olivier Maurel, m'a d'un coup ouvert les yeux sur le fait que Boris Cyrulnik et son groupe, qui parlent de la résilience de l'enfant, s'occupent presque uniquement des enfants visiblement maltraités et négligés. A ces enfants la société offre aujourd'hui plusieurs voies pour qu'ils puissent surmonter les effets des graves traumatismes qu'ils ont subis et devenir résilients grâce à la confiance qu'ils ont pu développer. La justice qui prend leur parti, plusieurs témoins éclairés, des personnes empathiques, des thérapeutes aident l'enfant maltraité à devenir un survivant conscient qui, plus tard, saura ne pas répéter avec ses enfants ce qui lui est arrivé.

Mais nous qui nous intéressons aux problèmes de la violence éducative, nous parlons tout à fait d'autre chose. Nous parlons des 90 % de la population mondiale qui ont subi une folie " éducative " sans se rendre compte qu'il s'agissait de traumatismes graves. Les victimes de ce genre de violence ne peuvent pas compter sur l'empathie de la société, parce que toute la société nie leur souffrance, comme elle nie la sienne. Ce traumatisme n'a pas de tribunaux, pas de témoins lucides, pas de compassion, alors pas de résilience non plus. Ce qui se produit habituellement, c'est la répétition transgénérationnelle. Les enfants battus pour des raisons éducatives frapperont presque inévitablement leurs propres enfants demain si nous ne commençons pas à nous intéresser à cette dynamique pour que la société mette enfin un terme à cette pratique par une promulgation d'une loi interdisant les châtiments corporels.

Grâce à la clarification d'Olivier Maurel, j'ai compris que les partisans de la résilience s'occupent du sommet de l'iceberg et non de la partie cachée (qui pourtant alimente sans cesse la partie émergée). Il faut que les médias comprennent cette distinction pour que de graves malentendus puissent être évités dans les discussions courantes sur ce sujet. Il faut savoir que sans témoins lucides, sans l'assistance d'une société consciente et éclairée, les enfants battus " normalement " restent seuls avec leur souffrance réprimée, et c'est pourquoi, toute leur vie, ils seront persuadés qu'ils ont été battus pour leur bien. Ils ne peuvent développer ni la conscience du mal, ni la résilience.

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